Accident du car polonais : l'émotion (J+1)

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Accident du car polonais : l'émotion (J+1)

Message par Tiger-Boulx le Lun 23 Juil 2007 - 15:17

Accident du car polonais : l'émotion

Les familles des victimes de l'accident du car polonais sont arrivées lundi à Grenoble

Elles vont tenter d'identifier les dépouilles et se recueillir dans la journée sur les lieux de la catastrophe.

La chute du car dans un ravin, entre Grenoble et La Mure, a fait au moins dimanche 26 morts et 14 blessés graves, des pèlerins pour la plupart.

L'autocar transportait 50 Polonais dont 2 chauffeurs. Il a défoncé un parapet et s'est écrasé 40 m plus bas, dans un ravin en contrebas de la N85, près d'un torrent, avant de prendre feu.

Un avion gouvernemental a amené lundi matin à Grenoble une cinquantaine de proches des victimes. Il devait rapatrier au retour une partie des blessés. Dans le même temps, quelque 80 personnes proches des victimes, accompagnés de prêtres, médecins et psychologues polonais, sont arrivées lundi à Grenoble dans deux bus. Chaque famille a été reçue individuellement par les autorités et les membres des secours aidés d'un psychologue polonais qui leur ont appris le sort de leurs proches.

Le président Nicolas Sarkozy a rencontré dimanche des blessés à l'hôpital de la cité iséroise en compagnie de son homologue polonais, Lech Kaczynski. Il s'est dit "bouleversé".

De son côté, Lech Kaczynski, qui a qualifié l'accident d'"une des catastrophes les plus graves de l'histoire de la Pologne", a décrété un deuil national de trois jours dans son pays.Le ministère polonais des Transports a par ailleurs ordonné un contrôle détaillé de l'état technique des autocars dont disposent les transporteurs et les agences de voyages en Pologne.


Les techniciens de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie effectuent des prélèvements dentaires et ADN pour identifier les victimes. Neuf corps ne peuvent pas être identifiés par leurs proches en raison du degré très important des brûlures.


Au moment du drame, le car roulait dans la descente de Laffrey, portion particulièrement raide de la route Napoléon (N85 reliant Grenoble à Gap), interdite aux camions et autobus ne possédant pas un triple système de freinage (qui empêche un échauffement des freins). Cette descente est connue pour son fort dénivelé et ses nombreux accidents (voir encadré). Le car a pris de la vitesse à la fin de la descente, où la pente atteint 14 %, avant de manquer un virage et de basculer par-dessus le parapet.

Le car était en infraction
Le premier ministre, François Fillon, s'est lui aussi rendu sur place dimanche, en compagnie du ministre de l'Ecologie, en charge des dossiers de sécurité routière, Jean-Louis Borloo. Il a rappelé que le car de pèlerins polonais était en infraction. "Cette route est interdite aux transports en commun. Ce car n'aurait pas dû se trouver là. Il faut qu'on regarde comment, à l'avenir, on peut faire en sorte que les règles soient respectées". Jean-Louis Borloo s'est engagé à "faire recenser tous les points noirs" des routes françaises.

Le procureur de la République de Grenoble a estimé de son côté, lors d'une conférence de presse, qu'il était "trop tôt pour dire" si le car polonais, qui s'est renversé dans un ravin en Isère, "était en infraction".

Un problème de freins ?
D'après une jeune rescapée de l'accident, le chauffeur a averti les passagers que les freins de l'autocar avaient lâché. "Accrochez-vous aux sièges! Les freins ont lâché!", a-t-il crié avant l'accident. "Nous ne roulions pas très vite. Le bus descendait plutôt lentement. Soudainement, quelque chose a craqué à l'avant de l'autocar et nous avons entendu ce cri du chauffeur", selon cette femme de 22 ans citée par l'agence PAP. Elle a indiqué avoir réussi à quitter l'autocar en flammes grâce à l'aide d'une amie qui venait d'en être éjectée au moment de la chute.

Après le drame, les premiers soupçons s'étaient sont portés sur l'état des freins du car, mais aussi sur une vitesse excessive. "Des témoins ont fait état d'un dysfonctionnement dans le système de freinage, une fumée noire inhabituelle", a rapporté la gendarmerie.

L'enquête doit aussi déterminer si le bus polonais était équipé d'un triple système de freinage, qui assure la sécurité, notamment dans les routes de montagne, deux de ces systèmes étant obligatoires selon les normes européennes.

Quatre motards, qui suivaient le car dans la descente, ont indiqué qu'il roulait à 70 km/h depuis un certain temps, avec les feux stop allumés, a rapporté le procureur de la République de Grenoble. Des étincelles jaillissaient du véhicule qui a pris de la vitesse à la fin de la desente, où elle atteint 14 %, avant de basculer par dessus le parapet après avoir raté un virage.

Une enquête judiciaire en flagrant délit pour homicides involontaires a été ouverte, et des expertises doivent être menées sur le véhicule. Sur les deux conducteurs, l'un est mort, et l'autre grièvement blessé.

"Le transporteur a assuré que son autocar Scania, datant de 2000, avait subi avec succès des tests techniques en Allemagne, il y a trois semaines", a affirmé le chef de l'agence qui organisait le voyage.

Sarkozy à Grenoble
Le président de la République s'est rendu dimanche en fin d'après-midi à Grenoble pour accueillir son homologue polonais, Lech Kaczynski, venu apporter son soutien aux victimes de l'accident d'autocar de pèlerins polonais à Vizille. Les deux hommes se sont rendus en soirée au CHU de Grenoble, afin de rendre visite aux blessés de l'accident.

"Je suis bouleversé par l'ampleur de la catastrophe. Nous allons continuer à agir pour éviter ce genre de catastrophe. Nous allons suivre de très près l'évolution de l'enquête", a déclaré le président français, qui est resté près d'une heure avec Lech Kaczynski à l'hôpital de la Tronche, en banlieue grenobloise. "Je veux exprimer la solidarité de tous les Français à l'égard de la Pologne", a ajouté le chef de l'Etat qui a rendu hommage au travail des "équipes paramédicales" et "des bénévoles".

Retour sur le drame
L'accident a fait, selon un dernier bilan, au moins 26 morts, 14 blessés graves et 10 blessés plus légers. L'autocar roulait dans la descente de Laffrey sur la route Napoléon (N85), route très pentue reliant Grenoble à Gap, sur la commune de Vizille, à une trentaine de kilomètres de Grenoble. L'accident d'un car belge, presque au même endroit, avait fait 43 morts le 18 juillet 1973 (voir encadré).

Encadré par deux chauffeurs et une accompagnatrice, le groupe de 47 pèlerins, composé de personnes âgées de 40 à 70 ans et originaires de la région de Szczecin, était venu de Skawina, dans la banlieue de Cracovie (sud de la Pologne), à bord d'un car polonais. Ils avaient passé la nuit de samedi à dimanche au sanctuaire marial de Notre Dame de la Salette (Isère), où ils étaient arrivés samedi soir, selon des responsables du sanctuaire. Ils rentraient en Pologne après s'être rendus à Fatima (Portugal) et à Lourdes.

Le véhicule avait été loué par une agence de voyages à un ami du curé de Mieszkowice, dans la région de Szczecin (nord-ouest), selon l'organisateur du voyage. Le chef de l'agence polonaise Orlando Travel, Marcin Szklarski, a affirmé que l'autocar appartenait à la société Caban, dirigée par "un ami du curé" de la paroisse dont les fidèles participaient au voyage.

"Ce transporteur nous a assuré que son autocar Scania, datant de 2000, avait subi avec succès des tests techniques en Allemagne, il y a trois semaines", a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'il collaborait depuis quatre ans avec le propriétaire de l'autocar, la société Caban, et qu'elle ne lui avait jamais posé de problèmes.

Pologne: des autocars en mauvais état
Un responsable de l'inspection routière polonaise, Alvin Gajadhur, a déclaré que l'état technique d'autocars au départ de Pologne laissait souvent à désirer, même si "la situation va en s'améliorant". "Environ 5% d'autocars contrôlés sont retenus au départ, à cause de leur mauvais état technique", a-t-il déclaré à le télévision privée polonaise TVN24. "Une enquête doit déterminer s'il y avait bien deux conducteurs à bord du car accidenté, comme les règlements l'exigent, et s'il y a lieu ou non de parler d'une erreur humaine", a-t-il ajouté.

La Pologne en deuil
Tout l'après-midi de dimanche, de nombreux fidèles ont prié pour les victimes dans le nord-ouest de la Pologne, où plusieurs veillées funèbres ont été organisées dimanche soir en mémoire des pélerins.

Source : France2.fr

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Message par manu71 le Lun 23 Juil 2007 - 17:41

toutes ses familles dans le deuil .juste pour avoir négligé les panneaux et pour avoir eu un bus avec un système de frein pas adapté . souhaitons que sa n'arive plus .

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Re: Accident du car polonais : l'émotion (J+1)

Message par Lt Gareth le Lun 23 Juil 2007 - 21:34

90% des accident de la route sont evitable dont celui là?

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Re: Accident du car polonais : l'émotion (J+1)

Message par firecool38 le Lun 23 Juil 2007 - 23:12

il aurrais pu etre evitable meme au pire des cas si il avait eu ou non les autoristations car plus haut a la sortie de la mure il y a une deviation qui evite cette descente
elle n est meme pas plus long en kilometre pour rejoindre grenoble enfin c est negligeable
enfin esperons que ca ne se reproduise plus enfin a cette endroit ca sera plus surveillé mais au autres?????

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Re: Accident du car polonais : l'émotion (J+1)

Message par Manuel le Mar 24 Juil 2007 - 0:24

heureusement qui a une déviation, parce que le poids lourd ou le bus, il pourrai pas faire demi-tour. Les pauvres c'est normale qui sont lâché avec l'élan du bus dans la déssent plus les poids de tout les passagé, les freins on pris feu. Même en restent le pieds sur freins arrivé en bas il aurai plus eux de freins, sa pis il aurai pas peut freiné plus loin.

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Re: Accident du car polonais : l'émotion (J+1)

Message par firecool38 le Mar 24 Juil 2007 - 0:46

ecoute j etais routier avant et je peux te dire que quand tu as plus de freins et bien ce st loin d etre marrant tu attend la fin de la descente tu peux rien faire par contre on vois au onfo des grosse trace de freinage juste avant la chute et je me demande comment ca a pu arriver car quand tes freins de repondent plus du a l echauffement tu ne peux pas faire des traces comme cela
j ai eu l occasion d essayer de freiner alors que ceux ci c etait echauffés et aucun trace sur le route possible car les roue tourne toujours bref on en sera plus plustard car si ca se trouve il a retrouvé l adherence du freinage malheureuement trop tard
d apres les dire ca devrai etre cela la raison

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